La France, terre d’adoption du divertissement japonais

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Le manga et l’animation japonaise sont passés en quelques années de secteur de niche à fer de lance de la pop culture en France, entrainant une popularité sans précédent de leurs produits dérivés. Un changement profond qui a tout pour durer.                                                                          

En avril prochain, un nom qui a marqué tout une génération fera son retour. Captain Tsubasa, la série animée de foot la plus populaire au monde, revient dans une nouvelle version avec l’ambition de rallier les fans de la première heure comme les plus jeunes. Cette arrivée symbolise l’essor d’un domaine culturel qui a trouvé son public en France.

En effet, la France est le deuxième marché mondial du manga après le Japon. L’édition du manga a connu une année 2017 record, avec plus de 115 millions d’euros en chiffres d’affaires, soit 14,4% de croissance par rapport à septembre 2016[1]. Le secteur affiche depuis plusieurs années déjà une croissance stable, mais l’année 2017 a représenté un record historique avec 15 millions de copies vendues sur le territoire français. Aujourd’hui, un tiers des bandes dessinées éditées en France sont des mangas.

Comment expliquer cet engouement sans précédent ? Les Français qui ont grandi dans les années 80 et 90, cette « Génération Club Dorothée » qui s’est passionnée pour les Power Rangers, Dragon Ball et Captain Tsubasa, sont aujourd’hui entrés dans l’âge adulte pour devenir des parents qui n’ont pas d’apriori sur les divertissements japonais de leur enfance, bien au contraire. Ils guident donc leurs propres enfants vers le manga et l’animation japonaise.

Cette nouvelle génération de parents draine logiquement la progression des ventes de jouets d’inspiration japonaise, qui ont affiché 28% d’augmentation à Noël dernier. Les enseignes spécialisées ont compris l’ampleur de la demande et n’hésitent plus à mettre en avant ces produits, qui ne se cantonnent plus désormais au seul marché du divertissement. Ainsi les collaborations à succès dans le secteur de la mode se multiplient, à l’exemple de celles de Supreme et Akira, Adidas et Dragon Ball ou encore Asos et Hello Kitty. Cette démocratisation par la demande influence aussi la diffusion des anime japonais qui élargissent encore et toujours leur public, à l’exemple de l’adaptation live hautement médiatisée de Death Note par Netflix.

VIZ Media Europe, le leader européen du divertissement japonais basé à Paris, joue un rôle central de cette nouvelle dynamique avec la gestion d’une cinquantaine de marques majoritairement issues du manga forte d’un réseau de plus de 150 licenciés pour l’EMEA. Parmi les plus renommées figurent Yo-kai Watch, Doraemon, My Hero Academia, One Punch Man ou encore Death Note. Leur succès auprès du grand public en France a conduit VIZ Media Europe à accélérer son développement avec le retour du légendaire Captain Tsubasa dans la nouvelle version de son dessin animé qui arrivera dans le monde entier en avril sur les plateformes VOD. VIZ Media Europe s’est également vu confier récemment la gestion de la mythique propriété Power Rangers par son ayant-droit Saban.

[1] Source : GfK

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